J’ASPIRE

Sous la lune j’aspire

La muse qui m’inspire

Je suis comme un vampire

J’ai soif de création

 

De mots doux qui s’animent

Sous mes doigts unanimes

pour offrir à ma rime

Un beau couplet veston

 

Et si dans ma déchirure

Je mesure les fissures

Les endroits où le bât blesse

Dieu que j’aime tes petites fesses

 

Et si dans ma chansonnette

Je veux être un homme honnête

Moi qui ne suis pas poète

J’m’inspire en aspirant

 

Sous la lune j’aspire

La muse qui m’inspire

Je suis comme un vampire

J’ai soif de création

 

De mots doux qui s’élancent

Comme joie, comme chance

Des mots qui nous rassemblent

Allez, unissons nos cœurs

 

Et si dans cette entourloupe

Je peux scruter à la loupe

Les endroits où le bât blesse

Dieu que j’aime tes petites fesses

 

Et si dans ma chansonnette

Je veux être un homme honnête

Moi qui ne suis pas poète

J’m’inspire en aspirant

 

LA LUZ DE TU MIRAR

Si dans tes yeux je prends le large

C’est qu’ils sont clairs comme de l’eau

Ils sont si grands qu’en toi je nage

Toi ma sourcière toi mon cours d’eau

 

Toi mon étoile ma déchirure

Toi ma violence toi mon repos

Si dans tes yeux je prends de l’âge

C’est qu’avec toi j’irais plus haut

 

Ay, la luz de tu mirar

Me ayuda olvidar                                          X2

El tiempo que se va

 

Si dans tes yeux je prends le large

C’est qu’ils sont pour moi deux joyaux

Limpides et purs à ton image

Ils sont la source de mes mots

Je puise en toi quitte ma cage

Comme le loup sort du troupeau

Pour aller cueillir fleur sauvage

Dans le silence des agneaux

 

Ay, la luz de tu mirar

Me ayuda olvidar                                          X2

El tiempo que se va

 

Si dans tes yeux je prends le large

C’est qu’ils sont pour moi deux ailes d’oiseaux

Où je m’envole quand tu voyages

J’ai ton sourire pour avoir chaud

 

Ay, la luz de tu mirar

Me ayuda olvidar                                          X2

El tiempo que se va

UN CHAPELET DE PERLES D’EAU

Au bord de l’eau au fil du large

J’adresse mes poèmes au vent

Pour qu’il les porte en sa besace

Jusqu’aux confins du firmament

 

 

Je crois en toi en ton espace

Et là ou l’amour fait défaut

Je t’offre l’or de mes attaches, ma mélodie ces quelques mots

 

Je vais au cours des jours qui tracent

Le dessin du destin sur l’eau

Pêcher en l’air des mots qui passent

Nos appâts seront les oiseaux

 

 

Je sais qu’il y a toujours en toi de la place

Pour que l’amour soit bien au chaud

Je t’offrirai dans une valse un chapelet de perles d’eau

 

 

Au bord de l’eau j’prendrai la vague

Celle qui remonte le ruisseau

Jusqu’à la mer jusqu’à l’enfance

Jusqu’à l’amour jusqu’au berceau

Là ou les souvenirs commencent

Là ou se taisent les sanglots

 

 

Je crois en toi en ton espace

Et là ou l’amour fait défaut

Je t’offre l’or de mes attaches, ma mélodie ces quelques mots

Je sais qu’il y a toujours en toi de la place

Pour que l’amour soit bien au chaud

Je t’offrirai dans une valse un chapelet de perles d’eau

 

 

 

LE CAMELOT DES MOTS

Demandez moi des mots, des mots qui soient démons du haut de vos émois

qui ne songent qu’à vous des mots qui soient jaloux et viennent en java

des mots pour vos discours ou pour vos nuits d’amour amant demandez moi

car je suis camelot et je brasse des mots à tour de bras

Demandez moi des mots, des mots qui soient déments quand elle est dans vos bras

Des mots que l’on n’enchaîne à sa robe qui traîne en dansant la polka

Demandez moi des mots, qui ricochent sur l’eau des mots quand elle à froid

Car je suis troubadour et j’ai des mots d’amour des mots à pleine voix

Demandez moi des mots passants

Des mots tournés vers l’avenir

Vers la venue d’un autre temps

Bien mieux loti ça va sans dire

 

Demander moi des mots charmants

Pour assouvir tous vos désirs

Des mots chasseurs de mauvais temps

Des mots soleil des mots sourire

Demandez moi des mots, des mots qui soient puissant beaux et tendres à la fois

Des mots dont on soit sûr comme d’une blessure, des mots qu’on entend pas

Des mots que l’on confesse le dimanche à la messe des mots pour nos effrois

Car je suis brocanteur et j’ai des mots d’horreur d’avant et d’autrefois

demandez moi des mots, qui soient géants quand on livre un combat

Des mots pour la révolte avec ou sans culotte ou des mots pour ses bas

Des mots qu’on méconnaissent, ou des mots qui progressent oui mais demandez moi

car je suis magicien, enchanteur et devin alors de vous à moi

Demandez moi des mots passants

Des mots tournés vers l’avenir

Vers la venue d’un autre temps

Bien mieux loti ça va sans dire

 

Demander moi des mots charmants

Pour assouvir tous vos désirs

Des mots chasseurs de mauvais temps

Des mots soleil des mots sourire.

Jacques SAUX

EL VENTO

Changer, chanter, trouver les mots

La source pure, l’ultime goutte d’eau

Rechercher dans le bleu de la mer

La vague du dernier grand mystère

Prendre le vent, laisser gonfler les voiles

Se sentir libre et vivant

Prendre le temps et compter les étoiles

Comme le fait l’enfant

FAIS COMME SI

Combien de nuits passées

En divine paresse

De rendez-vous manqués

Aux fenêtres sur cour

 

Combien de nuits brûlées

A caresser l’ivresse

D’un soleil garde-fou

Ou d’un vent pousse fesse

 

Fais comme si tu

Vivais dans l’allégresse

Fais comme si tu

N’avais jamais cessé

Fais comme si

La vie tenait promesse

Fais comme si tu

N’avais jamais douté

 

Combien de nuits sacrées

A refaire le monde

Nos rêves sont osés

Ils se passent dans l’ombre

 

Combien de nuits sucrées

Dans le meilleur des mondes

Nuit debout, indignés

Y’a qu’à en profiter

 

Fais comme si tu

Vivais dans l’allégresse

Fais comme si tu

N’avais jamais cessé

Fais comme si

On s’offrait la tendresse

Fais comme si

La force d’amitié

Fais comme si

Éternelle jeunesse

Fais comme si tu

Allons nous ressourcer,

 

PATY  TANGO

Vouloir danser avec les ombres

Vouloir visiter le bateau

La vie n’est qu’un songe et tu plonges

Dans l’eau

Rêves qui baignent

Mes nuits que saignent

Joue contre joue

Les pieds dans l’eau

La vie n’est qu’un jeu qui ne songe

Qu’a toucher l’odeur de ta peau

 

J’voudrais partir en tango sur ta peau

Réveiller l’azur qui dort

Arrêter d’prendre l’amour pour la mer

D’prendre la mer pour la mort

J’voudrais partir en tango sur ta peau

Réveiller l’azur qui dort

Arrêter d’prendre l’amour pour la mer

D’prendre la mer pour la mort

 

Bouche qui bouche

Et sur ta bouche

Comme un marin j’ecris sur l’eau

Des mots d’amour qu’les vagues et mousses

S’partagent dans un dernier sanglot

Caresse ivresse

Amour détresse

De port en corps a fleur de peau

La vie n’est qu’un songe qui passe

Sur quelques lignes en quelques mots

 

J’voudrais partir en tango sur ta peau

Réveiller l’azur qui dort

Arrêter d’prendre l’amour pour la mer

D’prendre la mer pour la mort

J’voudrais partir en tango sur ta peau

Réveiller l’azur qui dort

Arrêter d’prendre l’amour pour la mer

D’prendre la mer pour la mort

 

 

 

SI LE TEMPS T’AFFOLE

Si le temps t’affole

Y’a les montres molles

Les amours frivoles

Les rendez-vous à demain

Les instants caresses

Tendre la nuit laisse

Aux mots d’amour leste

Le choix de leurs mains

Et pour la tendresse

Là où le bât blesse

Guide ta paresse

Sur le droit chemin

Prie pour ta paroisse

Les loups se repaissent

Fait donner la messe

Aux anges qui passent